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La musique québécoise

Dès le XVIIe siècle, des artistes renommés à Versailles ont visité la Nouvelle-France, dont le premier évêque, Monseigneur de Montmorency-Laval, aurait suscité, vers 1674, la Prosa sacrae familiae de Charles Amador Marin (1648-1711). Aux sources religieuses s’ajoute l’apport des musiques militaires anglaise et allemande. Les immigrants contribuent à l’essor de la musique, dont les pionniers locaux sont Calixa Lavallée (1842-1891), Alexis Contant (1858-1918) et Guillaume Couture (1851-1915).

Les amples compositions claires et rythmées de Claude Champagne (1891-1965), comme Altitude et la Symphonie gaspésienne, atteignent une certaine notoriété. La musique québécoise devra cependant attendre la venue de Wilfrid Pelletier (1896-1982), sans doute l’une des plus importantes personnalités dans ce domaine, pour acquérir ses lettres de noblesse. Fondateur de l’Orchestre symphonique de Montréal et du Conservatoire de musique, il se révèle aussi un chef d’orchestre de grande classe pendant que Claude Champagne s’impose comme compositeur respecté et influent auquel succéderont notamment Pierre Mercure, Serge Garant, Jean Papineau-Couture, Jean Vallerand, Michel Perrault, Micheline Coulombe Saint-Marcoux, et André Prévost. Le soutien du Conseil des arts du Canada et le dynamisme des jeunesses musicales favorisent l’éclosion de nombreux talents.

L’Orchestre symphonique de Montréal, créé en 1934 et rendu célèbre par la direction de Charles Dutoit, jouit d’une renommée mondiale. Clermont Pépin (l’Oiseau Phœnix), Roger Matton (Horoscope) écrivent pour les grands ballets canadiens. La musique contemporaine est particulièrement dynamique grâce à l’Orchestre de musique contemporaine du Québec, qui diffuse les œuvres de Gilles Tremblay, Clermont Pépin, François Morel ou encore Claude Vivier. Dans l’art lyrique se sont distinguées un nombre impressionnant de grandes voix, surtout Pierrette Alarie, Robert Savoie, Louis Quilico (1925 — 2000) et Joseph Rouleau.

La musique populaire

Le premier grand chansonnier du Québec est Félix Leclerc (1914-1988). Avec la «révolution tranquille», la floraison des «boîtes à chansons» révèle Jean-Pierre Ferland, Claude Léveillée, Raymond Lévesque, Pauline Julien (1928- — 1998), artistes chantant le pays et ses aspirations. Plus que tout autre, Gilles Vigneault (Mon pays) se fait le chantre du nationalisme québécois. Après 1965, l’inspiration de Robert Charlebois est résolument plus moderne: le monde urbain et l’Amérique nourrissent ses musiques. Les années 1970 correspondent à la percée de groupes tels Beau Dommage et Harmonium. Se produisant seuls, Diane Dufresne, Fabienne Thibeault, Michel Rivard, Jean-Pierre Ferland, Claude Dubois, Richard Séguin, Daniel Lavoie ou, plus récemment, Diane Tell, imposent leur style jusque sur le Vieux Continent. Beaucoup moins liés à la société québécoise, des artistes anglophones comme Léonard Cohen travaillent surtout hors du Québec, où leur succès n’est cependant pas démenti. Avec le Français Michel Berger, Luc Plamondon, auteur à succès, a signé en 1976 l’opéra-rock Starmania.

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