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Bulgarie – Histoire

La Bulgarie correspond à l’ancienne Thrace, dont les habitants sont mentionnés par Homère; Rome organisa ces territoires en provinces de Mésie et de Thrace (Ier siècle apr.J.-C.). Englobées dans l’Empire romain d’Orient, ces provinces devinrent l’un des théâtres des grandes invasions: celle des Slaves assimilatrice, aux VIe et VIIe siècles, aboutit à leur installation permanente. Nombreux et sédentarisés, ils imposèrent leur langue, d’origine indo-européenne.

La Bulgarie médiévale

De nouveaux envahisseurs turco-mongols, les Proto-Bulgares du khan Asparuh, contraignent l’empereur byzantin à reconnaître un État slavo-bulgare qui prend le nom de Bulgarie. Les Proto-Bulgares, peu nombreux, abandonnent leur langue turco-tatare pour adopter celle des Slaves.

En 865, BorisIer (852-889) se convertit au christianisme, et le pays adopte l’alphabet cyrillique. Pliska, puis Preslav à partir de 926, sont promues capitales de ce premier royaume bulgare (681-1018). Le règne de Siméon (893-927), fils de BorisIer, qui prit le titre de tsar, est exceptionnellement glorieux. Le royaume s’agrandit considérablement (de la mer Adriatique à la mer Noire), et sa nouvelle capitale, Preslav siège du patriarcat de la nouvelle Église bulgare爾, est une cité que ses monuments et son école littéraire rendent prestigieuse.

Les fastes de la cour et de l’Église contrastent avec le sort misérable des paysans sous le régime féodal. Le mécontentement populaire s’exprime sous la forme d’une hérésie le bogomilisme, ancêtre du catharisme qui prêche la désobéissance. Affaibli, le premier royaume disparaît après la défaite du tsar Samuel (987-1014) face aux troupes de l’empereur BasileII, surnommé le Bulgaroctone (tueur de Bulgares): la Bulgarie subit la domination byzantine de1018 à1185.

Le second royaume bulgare (1186-1396) naît de la révolte des frères boyards Jean et Pierre Asen qui établissent la capitale à Tarnovo et fondent la dynastie des Asénides. Sa puissance culmine sous Jean II Kalojan Asen (1197-1207) qui s’illustre en capturant l’empereur Baudouin de燜landre, et qui reconstitue l’État bulgare d’autrefois en lui donnant un débouché sur la mer Égée, puis sous JeanIII Asen II (1218-1241).

La vie artistique était redevenue brillante (fresques de Bojana, églises et palais de Tarnovo…), lorsque l’invasion des Tatars, en 1240, et les rivalités entre nobles finirent par affaiblir le pouvoir. La Bulgarie se démembra en deux royaumes, celui de Tabrevernovo et celui de Vidin, incapables de résister aux Ottomans. Déchiré, diminué territorialement, le royaume retrouva pourtant provisoirement une vie littéraire éclatante sous Jean燰I Alexandre (1331-1371).

La domination ottomane (1396-1878)

Malgré l’héroïsme du patriarche Eftimi, Tarnovo tombe au pouvoir des Ottomans en�93 et Vidin en�96. Pendant près de cinq siècles, le peuple subit le pouvoir absolu du sultan et la tutelle religieuse du patriarcat grec. L’esprit de résistance reste pourtant vivace, comme en témoigne le folklore qui célèbre les exploits des haïdouks (Insurgés).

Il faut toutefois attendre le XIXe siècle pour voir s’exprimer le réveil national avec la création d’écoles, dès�35, et la lutte pour une Église bulgare, restaurée en�70. Des patriotes bulgares (Georgi Rakovski, Vasil Levski 枲qui sera pendu par les Turcs en 1873爾 et le poète Hristo Botev) tentent d’organiser le mouvement pour l’indépendance.

L’insurrection de�76 échoue, et sa répression sanglante (30�0 victimes) suscite de vives protestations internationales (dont celle de Victor Hugo). La Bulgarie, qui ne pourra se libérer qu’avec l’aide étrangère, subira des protections intéressées. En�77, la Russie, appuyée par la Roumanie, mène à bien la guerre de libération contre la Turquie, mais la Grande Bulgarie� (comprenant la majeure partie de la Macédoine), que le tsar AlexandreII impose au traité de San Stefano, est réduite, au congrès de Berlin (juillet�78): la Macédoine et la Roumélie orientale restent vassales des Ottomans.

La Bulgarie de�78 à�44

Malgré la très libérale Constitution de Tarnovo, le nouveau régime, qui fait de Sofia, excentrée à l’ouest, sa capitale en�79, n’est pas un havre de démocratie. Les souverains étrangers et autoritaires, Alexandre de Battenberg (1879-1886) puis Ferdinand de Saxe-Cobourg (1887-1918) � ce dernier étant proclamé roi en�08 �, sont contraints d’abdiquer.

Deux formations politiques s’affirment: d’une part le parti ouvrier social-démocrate, fondé par Dimitar Blagoev en�91 (dont la faction dite �étroite� deviendra, en�19, le parti communiste), et d’autre part l’Union agrarienne (fondée en�01) présidée par Alexandre Stambolijski.

Ce dernier, à la tête du gouvernement mis en place au début du règne de Boris III (1918-1943), est renversé et assassiné en 1923 par une coalition d’extrême-droite que dirige Alexandre Cankov. L’insurrection manquée des communistes et des agrariens en septembre�23 ouvre une ère de répression qui aboutit à la fascisation du régime à la suite du coup d’État de�34.

Si le rattachement de la Roumélie orientale (1885) fut pacifique, le désir de recouvrer la Macédoine amorce une politique belliqueuse et malheureuse. À l’issue des guerres balkaniques (1912-1913) et de la Première Guerre mondiale, la Bulgarie, qui doit accueillir plus de 250�0 réfugiés, doit renoncer à la Macédoine, à la Dobroudja et perd tout accès à la mer Égée (traité de Neuilly, 1919). Durant la Seconde Guerre mondiale, alliée de l’Allemagne qui occupe le pays en 1941, elle récupère la Dobroudja méridionale, et les Macédoine serbe et grecque. Toutefois, elle reste neutre vis-à-vis de l’URSS.

La République populaire (1947-1989)

En septembre 1944, les troupes soviétiques pénètrent en Bulgarie. Le 9 septembre�44, le Front de la patrie, mouvement de résistance couvrant un large éventail politique, forme un nouveau gouvernement ; sous l’impulsion de Georgi Dimitrov, les communistes vont s’emparer progressivement du pouvoir, en éliminant les opposants, comme l’agrarien Nikola Petkov, avant de purger leurs propres rangs (procès stalinien et pendaison de Traïtcho Kostov en 1949).

L’abolition de la monarchie, entérinée par un référendum, met fin au règne du jeune Siméon (1942-1946) et, en décembre�47, Georgi Dimitrov fait voter la Constitution qui instaure la République populaire. Le traité de paix signé à Paris en février de la même année était particulièrement avantageux pour un pays qui avait été l’allié de l’Axe : fort de l’appui soviétique, la Bulgarie perd ses conquêtes mais maintient ses frontières, hormis la Dobroudja méridionale, ne paie que de modestes réparations, et voit les troupes soviétiques se retirer. Elle fit partie du Comecon (1949) et du pacte de Varsovie (1955) jusqu’à leur dissolution.

Le régime communiste s’est caractérisé par la longévité au pouvoir de Todor Jivkov, Premier secrétaire du parti communiste à partir de�54, chef de l’État de 1971 à�89, et par l’absence de troubles jusqu’au décret de décembre�84 imposant aux Turcs la bulgarisation de leurs noms.

La politique extérieure s’est caractérisée par une totale allégeance à Moscou et par des relations souvent tendues avec la Yougoslavie, qui accusait la Bulgarie de nier les droits de la minorité macédonienne. Cette Bulgarie communiste s’est écroulée avec la faillite des régimes communistes en URSS et en Europe de l’Est.

Le nouveau régime

Une opposition encore dispersée, fondée sur la défense des droits de l’homme et de la nature, commençait juste à se manifester quand une évolution de palais menée par quelques-uns de ses ministres obligea Jivkov à démissionner, le 10Novembre�89. Une Assemblée nationale, législative et constituante, est librement élue en juin�90. Si l’ex-parti communiste, rebaptisé parti socialiste bulgare (PSB), obtient la majorité en sièges avec 45% des voix, il doit se résoudre, sous la pression populaire dans les principales villes, à l’élection à la présidence de la République de Jeliou Jelev, chef de l’Union des forces démocratiques (UFD), coalition de mouvements et partis d’opposition.

En octobre�91, l’UFD remporte les élections générales et, pour la première fois depuis�44, une équipe ne comprenant aucun communiste exerce le pouvoir, avec l’appui du Mouvement droits et libertés (MDL), petit parti représentant la minorité turque. En janvier�92, le président Jelev est réélu au suffrage universel, mais la difficile transition vers l’économie de marché, accompagnée d’une forte corruption, plonge dans la pauvreté plus de la moitié de la population.

Dans ce contexte de crise sociale, les ex-communistes du PSB remportent les élections législatives de décembre 1994. Deux ans plus tard, la crise économique s’étant encore aggravée, la population se détourne des ex-communistes, et le 27 octobre, Petar Stoïanov, candidat de l’U.F.D., est élu président de la République.

Le 12 février 1997, il annonce la dissolution du Parlement, la tenue d’élections législatives anticipées et charge le maire de Sofia, Stefan Sofiyanski, nommé à la tête du gouvernement provisoire, d’organiser le prochain scrutin. Les élections du 19 avril, voient la victoire des Forces démocratiques (U.F.D., centre droit) et de ses alliés, regroupés au sein de la coalition des Forces démocratiques unies (F.D.U.). Le 14 mai , Ivan Kostov est nommé Premier ministre et annonce, conformément à l’accord passé avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, la mise en place d’un directoire financier pour le 1erJuillet, en échange des prêts consentis.

Partisan d’une plus grande libéralisation de l’économie, Kostov réaffirme également son désir de renforcer la lutte contre la corruption, de mettre en oeuvre une politique tournée vers l’intégration dans l’Union européenne et l’OTAN, et de permettre l’ouverture des dossiers constitués par la police politique sous l’ancien régime de Todor Jivkov.

.6 oct. 2014 ... Histoire de la Bulgarie depuis 1878 jusqu'à la fin du communisme en 5 minutes. Complément: - 4600 av JC: Civilisation inconnue très avancée ....Les origines du pays Bulgarie, depuis l'antiquité. ... le riche passé occulté, dont le premier était la célèbre histoire slavo-bulgare du moine Paissi dit de Hilendar ....Cette organisation leur fut donnée par un peuple étranger, les Bulgares de la Volga ( Les Turks ), dont une autre branche a laissé son nom à la ville russe de ...
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