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France – Histoire

L’histoire ancienne

Les traces d’occupation humaine remontent à un million d’années. L’agriculture et l’élevage se sont étendus, au néolithique, à partir de la région du Danube et, d’autre part, de celle de la Méditerranée. Au Ve millénaire la civilisation mégalithique marque fortement les régions de l’Ouest.

À l’âge du bronze (IIe millénaire), un commerce des métaux, reliant l’Europe continentale et l’Angleterre aux pays méditerranéens, traverse la Gaule. Le fer est utilisé dans l’outillage agricole par les Celtes, derniers créateurs d’un paysage agraire qui subsiste jusqu’au haut Moyen Âge. Un commerce actif anime le sillon rhodanien (colonie grecque de Marseille) et la Seine.

Rome s’empare de la Gaule méridionale et l’intègre à son système économique (routes), social (colonies) et politique (la future Narbonnaise). Exploitant les conflits qui opposent les diverses cités gauloises, César conquiert l’ensemble du territoire gaulois de 58 à 51 avant J.-C. et vainc Vercingétorix (52 avant J.-C.). Pendant quatre siècles, la Gaule connaît la Pax romana (paix romaine); les Gallo-Romains développent une civilisation originale: urbanisation et réseau routier favorisent la romanisation; le latin s’impose aux dépens du gaulois.

Au IIIe siècle, la Gaule subit les premiers ravages des peuples germaniques, qui franchissent le Rhin. La Gaule est dévastée au Ve siècle, définitivement envahie par les Germains dont une part gagne la Méditerranée (Vandales, Suèves); d’autres (Burgondes, Francs, Wisigoths) se partagent la Gaule et fondent des royaumes barbares.

L’expansion inattendue des Francs aboutit à une stabilisation sous le règne de Clovis (481-511); il unifie la Gaule franque et fonde la dynastie mérovingienne; sa conversion au catholicisme assure aux Mérovingiens une place prépondérante en Occident. Leur effacement est mis à profit par les maires du palais, dont le dernier, Pépin le Bref, fonde la dynastie carolingienne en prenant le titre royal en 751. Après des siècles de désordre politique, ces maires du palais réunifient la Gaule franque; Charles Martel, père de Pépin, refoule les Sarrasins à Poitiers en 732.

Le rétablissement de l’Empire (Voir Europe), en 800, par Charlemagne n’empêche pas le maintien de particularismes régionaux. La Francia occidentalis s’individualise et le traité de Verdun (843) fixe les traits politiques de l’Occident médiéval en établissant la base des trois grands États: la France, l’Allemagne, l’Italie. Le parler vulgaire se détache du latin: c’est le roman, ancêtre du français. L’Empire carolingien se désagrège en principautés autonomes au moment où de nouvelles invasions (Hongrois, Sarrasins et surtout Normands) menacent l’Occident; les institutions féodales se mettent en place, les seigneurs imposant, à partir de leur château, leur protection et leur ordre aux paysans d’alentour.

À partir du XIe siècle, un monde nouveau va naître: répondant à l’accroissement de la population, les défrichements façonnent un nouveau paysage; le commerce renaît; les villes se développent et s’émancipent de la tutelle seigneuriale en constituant des communes. C’est l’époque du triomphe de la foi; la chevalerie, exaltée par l’Église, fournit des troupes nombreuses à la 1re croisade, qui se termina par la prise de Jérusalem (1099).

La royauté, affaiblie, n’a toutefois pas sombré; Hugues Capet (987-996) fonde la dynastie capétienne. L’unité et le renforcement du royaume sont l’oeuvre de Philippe Auguste (1180-1223), qui confisque les fiefs français des Plantagenêts, rois d’Angleterre, à l’exception de la Guyenne; le premier, il se nomme roi de France et fixe la capitale à Paris; ses successeurs profitent de la croisade contre les albigeois (1208) pour annexer le Languedoc (traité de Paris, 1229) qui passe entièrement à la couronne en 1271.

Au XIIIe siècle, le royaume apparaît riche, peuplé, puissant; la dynastie capétienne, auréolée de la sainteté de Louis IX (1226-1270), n’a pas son égale en Europe. Philippe le Bel (1285-1314) affirme l’hégémonie du pouvoir royal et des intérêts de l’État. Les XIVe et XVe siècle sont caractérisés par des difficultés Économiques nées de la stagnation de la production agricole pour une population en accroissement continu. La terrible «peste noire» (1347-1351) qui tue le tiers de la population et les guerres jettent l’Occident dans une crise interminable.

La guerre dite de Cent Ans (1337-1453) oppose les rois d’Angleterre, qui prétendent soustraire la Guyenne à l’autorité française et revendiquent, en outre, le trône de France à la dynastie des Valois. Défaites (Crécy, 1346; Poitiers, 1356), guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons jettent le pays au fond de l’abîme: Henri V d’Angleterre l’emporte encore à Azincourt (1415), puis le traité de Troyes (1420) le désigne comme héritier de la couronne de France. Le sursaut vient de Bourges, où Charles VII (1422-1461), obéissant au mouvement de réaction nationale qu’incarne Jeanne d’Arc, reprend l’initiative, conclut la paix avec la Bourgogne, restaure, par des réformes importantes, l’autorité monarchique et entreprend de chasser les Anglais du royaume; en 1453, les Anglais ne possèdent plus que Calais.

Louis XI (1461-1483) achève l’oeuvre de son père et réussit à vaincre Charles le Téméraire (défait et tué en 1477) dont l’État bourguignon disparaît. Cette deuxième moitié du XVe siècle est marquée par la reconstruction du pays; les campagnes s’animent à nouveau; Lyon, grâce à ses foires, devient l’une des grandes places financières et commerciales d’Europe.

Les Temps modernes (fin XVe-XVIIIe siècle).

Au XVIe siècle l’économie française est en plein essor; la hausse des prix, due à l’afflux des métaux précieux, amplifie la demande. La remarquable croissance de la population est cependant freinée par une très forte mortalité infantile. La prospérité agricole ne profite pas à tous: beaucoup de nobles, dont les revenus sont des rentes fixes, et le peuple des villes subissent la hausse des prix, alors que les bourgeois, enrichis par le grand commerce, étalent leur luxe. Les grands fiefs sont peu à peu absorbés par la royauté: l’Orléanais, en 1498; la Bretagne, en 1532; le Bourbonnais, l’Auvergne, la Marche sont confisqués par François Ier (1527) à la suite de la trahison du connétable de Bourbon.

Cette unification territoriale confirme le pouvoir royal: «Un roi, une loi.» Sous François Ier (1515-1547), l’administration centrale (quatre secrétaires d’État sont institués en 1547) et la justice royale s’affirment face aux prétentions des seigneurs et des ecclésiastiques; dans les provinces, on adjoint parfois aux gouverneurs des «commissaires départis» (les futurs intendants); l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) ordonne que tous les actes de justice soient rédigés en français et crée l’état civil.

Le déficit endémique des finances, dû au luxe de la cour et à une politique belliqueuse (guerres d’Italie, lutte de François Ier puis d’Henri II contre Charles Quint), oblige à augmenter la taille, à recourir à de nombreux emprunts, à vendre les charges de l’État (offices); la noblesse, touchée dans ses intérêts matériels et troublée par la Réforme, accepte mal la diminution de son rôle politique. L’impuissance du pouvoir royal devant le conflit entre catholiques et protestants (conjuration d’Amboise, 1560), va donner force et hardiesse aux oppositions.

Les guerres de Religion commencent en 1562, sous la régence de Catherine de Médicis, et sont marquées par des atrocités (massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572). À Henri III, assassiné en 1589, succède Henri de Bourbon, roi de Navarre, qui prend le nom de Henri IV. Il doit abjurer la confession protestante pour regrouper les Français autour de lui (1594) et combattre les partisans de la Ligue que soutiennent les Espagnols. Il rétablit la paix religieuse (édit de Nantes, 1598) et l’autorité de l’État et conclut la paix de Vervins ; il apporte au royaume son vaste apanage de Navarre.

Mais la France est ruinée et l’oeuvre de Sully, son surintendant des Finances, est brutalement interrompue par l’assassinat du roi en 1610. Après la période d’impuissance que fut la régence de Marie de Médicis, Richelieu s’impose en 1624, affirme avec force la prééminence de l’État sur les groupes ou les individus, si grands soient-ils, et impose la volonté française en Europe (intervention dans la guerre de Trente Ans, conclue par la signature des traités de Westphalie en 1648).

La mort de Louis XIII (1643), six mois après celle de Richelieu, laisse une régence difficile à Anne d’Autriche et à Mazarin. Les désordres de la Fronde marquent profondément le jeune Louis XIV, qui, après la mort de Mazarin (1661), prend personnellement le pouvoir. En lui imposant une vie dispendieuse à la cour, Louis XIV domestique la grande noblesse. La centralisation administrative se renforce encore; les états généraux ne sont plus convoqués; le Parlement, qui avait joué un grand rôle pendant la Fronde, ne se rebelle plus.

Cet absolutisme est aussi religieux: la Contre-Réforme triomphe en France. Richelieu avait déjà réduit la rebellion des protestants de La Rochelle (1628), et retiré aux protestants leurs places de sûreté par l’édit de grâce d’Alès (1629); Louis XIV, que Madame de Maintenon amène à sous-estimer l’importance du protestantisme, révoque l’édit de Nantes (1685); l’insurrection des camisards (1702) et l’émigration des huguenots mettent en évidence son erreur.

Le jansénisme est également réprimé (Port-Royal). La politique étrangère demande une armée nombreuse, que Louvois s’attache à organiser, tandis que Vauban fortifie les frontières. À la suite des guerres de Dévolution, de Hollande, de la Ligue d’Augsbourg, de la Succession d’Espagne, la France s’agrandit de l’Artois, du Roussillon, de la Franche-Comté, d’une partie du Hainaut et de Strasbourg. Contrastant avec la prospérité du XVIe siècle, l’économie connaît une régression, due à la diminution de l’arrivée des métaux précieux américains après 1630 et aux guerres interminables.

Les tentatives de Colbert pour mettre de l’ordre dans les finances échouent face aux dépenses (guerre, fastes de la cour, construction de Versailles). Baisse des prix agricoles, mauvaises récoltes dues notamment à de mauvaises conditions météorologiques (hiver de 1709), épidémies frappant le peuple, dont les révoltes sont réprimées sans pitié. La population française diminue. Malgré les encouragements prodigués par Colbert à l’industrie et au commerce, les produits français ne concurrencent pas les produits anglais et hollandais: le colbertisme est un échec.

La fin du règne de Louis IV, dont le rayonnement européen fut considérable, est assombrie par les guerres, les famines, les deuils dans la famille royale. L’opposition se développe; l’esprit critique reprend ses droits. Louis XIV disparu, la Régence (1715-1720) est exercée par Philippe d’Orléans; l’expérience financière de Law en est l’événement le plus marquant.

Le long règne de Louis XV (mort en 1774) est marqué par les difficultés financières (à la suite de la guerre de la Succession d’Autriche et de la guerre de Sept Ans), par la querelle janséniste, par l’opposition du parlement, que suivra la crise de la monarchie. La noblesse, exaspérée par l’ascension de la bourgeoisie, cherche à monopoliser les charges. La bourgeoisie se heurte à la barrière de la naissance; riche (particulièrement dans les ports de l’Atlantique qui négocient avec les «Îles»), instruite, ouverte aux idées des philosophes, aux Lumières, elle critique âprement le régime. La noblesse de robe rêve de participer au pouvoir.

Le petit peuple, souvent en conflit avec la noblesse qui restaure âprement les droits féodaux et s’empare des terres et pâtures communales, est touché par des crises cycliques (1770-1775, 1788-1789) qui jettent sur les routes des milliers d’indigents, en quête de nourriture; toutefois l’essor démographique (recul de la mortalité) est important (28 millions de Français en 1789). À la crise sociale s’ajoutent une crise industrielle, née du traité de commerce avec l’Angleterre (1786), et une crise financière (aggravée par le financement de la guerre d’Indépendance américaine).

La crise politique n’est pas moins grave. Louis XVI, au début de son règne, n’ose pas en 1776 soutenir Turgot contre les privilégiés; par la suite, il renvoie Necker (1781), Calonne et Loménie de Brienne (1787) quand ils proposent des réformes profondes pour rétablir les finances. La conjonction des oppositions a créé une situation révolutionnaire. Le roi est contraint de rappeler Necker (1788) et de promettre la réunion des états généraux.

La Révolution et l’Empire.

La réunion des états généraux, rendue inévitable par l’ampleur de la crise, aboutit à l’explosion révolutionnaire de 1789: transformation des états généraux en Assemblée nationale constituante; prise de la Bastille, symbole de l’absolutisme, le 14 juillet 1789; révolution des campagnes, qui contraint l’Assemblée à abolir le régime féodal au cours de la nuit du 4 août 1789.

Ayant exposé ses principes démocratiques et bourgeois dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la Constituante (1789-1791) organise la France nouvelle et lui donne une Constitution (1791): la monarchie devient constitutionnelle. La fuite du roi à Varennes, le 20 juin 1791, la déclaration de guerre à l’Autriche menaçante (20 avril 1792), suivie de défaites, l’aggravation de la situation économique et sociale conduisent à la journée du 10 août 1792, qui provoque la chute de la monarchie, puis aux massacres de Septembre.

L’Assemblée législative (1791-1792) cède la place à la Convention (1792-1795), élue pour donner une nouvelle Constitution au pays; la première séance se tient le 20 septembre 1792, le jour même où la victoire de Valmy écarte le danger d’invasion. La république est proclamée le 21, l’ère révolutionnaire part de cette date: le nouveau calendrier est demeuré en usage jusqu’en mai 1804. La condamnation et l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, servent de prétexte à la formation de la première coalition.

La Convention, après l’élimination des Girondins, le 2 juin 1793, prend des mesures de salut public, sous l’impulsion des Montagnards, et gouverne par la terreur. Les insurrections vendéennes, fédéraliste et royaliste sont écrasées; le ravitaillement est assuré par l’application du «maximum général» tandis que les émissions d’assignats provoquent une inflation croissante; l’invasion étrangère est repoussée.

La victoire de Fleurus, le 26 juin 1794, a rendu inutile le maintien de la Terreur, que Robespierre entend néanmoins ne pas abandonner. Il est renversé par la Convention, le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), et guillotiné. Une période de réaction s’ouvre, avec le Directoire (1795-1799). Incapable de surmonter ses contradictions intérieures autrement que par des coups d’État, engagé dans une politique impérialiste à l’extérieur, le régime est emporté par le coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), qui donne le pouvoir à Bonaparte.

Immédiatement doté de pouvoirs considérables par la Constitution de l’an VIII, Bonaparte, Premier consul, édifie des institutions durables qui renforcent la société bourgeoise, notamment le Code civil. La conclusion du concordat de 1801 avec la papauté contribue à la pacification des esprits. Le passage du Consulat (1799-1804) à l’Empire, ratifié par plébiscite, donne un tour despotique à cette stabilisation: Napoléon, sacré le 2 décembre 1804, gouverne en despote éclairé, mais sa politique intérieure est compromise par un état de guerre permanent.

Malgré la paix d’Amiens (1802), le conflit avec l’Angleterre reprend dès 1803; vainqueur sur terre, mais battu sur mer à Trafalgar (1805), l’Empereur, qui a conquis l’Europe et créé une France de 130 départements, forge l’arme économique du Blocus continental. La logique du système le pousse à contrôler tout le continent, mais le grave échec de la campagne de Russie (1812) donne le signal de la coalition générale qui l’abat en 1814 et, après l’épisode des Cent-Jours, en 1815 (le 18 juin à Waterloo).

Histoire contemporaine

La tentative de restauration de l’ordre ancien se solde par un échec en 1830 (révolution de Juillet), la monarchie de Louis XVIII (1814-1815, puis 1815-1824) et celle de Charles X (1824-1830) ayant fait la preuve de leur inadaptation aux aspirations libérales du moment.

Sous la monarchie de Juillet (Louis-Philippe, «roi des Français» de 1830 à 1848) s’affirme le pouvoir politique de la bourgeoisie. Avec une génération de retard sur l’Angleterre, la France entre dans l’ère de la révolution industrielle. La révolution de 1848 ramène la république (IIe République), mais, après l’écrasement d’une révolte ouvrière (journées de juin 1848), le régime, devenu conservateur, est emporté par le coup d’État que le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, accomplit le 2 décembre 1851.

Le 2 décembre 1852, il restaure l’empire et prend le nom de Napoléon III. Autoritaire, mais évoluant dans un sens libéral à partir de 1860, le Second Empire assure à la France une brillante expansion économique, la fait entrer dans l’ère industrielle et restaure sa situation diplomatique et militaire (réunion de Nice et de la Savoie).

Mais, inconsidérément engagée, la guerre franco-allemande de 1870 aboutit au désastre de Sedan et à la chute du régime (septembre). Secouée par l’épisode de la Commune parisienne de 1871, contrainte de signer une paix désastreuse (traité de Francfort, mai 1871, où la France cède l’Alsace et une partie de la Lorraine à l’Allemagne), dominée par une majorité monarchiste qui ne rêve que de restauration, la IIIe République, proclamée en 1875, n’est vraiment républicaine qu’en 1879.

Majoritaires, les républicains modérés, ou «opportunistes» (mot de Gambetta), la dirigent jusqu’en 1899: de leur oeuvre législative, considérable, émergent notamment les lois scolaires et, en fait, toute une idéologie (laïcité, expansion coloniale, liberté de la presse et de réunion, etc.). De 1899 à 1911, le pouvoir passe aux radicaux, qui votent notamment la loi de séparation de l’Église et de l’État en 1905.

En 1911, le retour des modérés montre que les changements de majorité ne compromettent pas la cohésion du régime. Au sortir de la grande commotion que constitua la guerre de 1914-1918, qui a rendu l’Alsace-Lorraine à la France, s’ouvre une période d’instabilité ministérielle et Économique, à laquelle se substitue, vers 1925, une phase de prospérité. La crise mondiale de 1929 y met fin; frappant la France tardivement, elle y favorise divers troubles, tels que l’émeute fascisante du 6 février 1934.

En mai 1936, c’est le succès électoral du Front populaire, qui introduit des réformes d’ordre social, avant d’échouer à son tour (juin 1937). Le gouvernement Daladier, qui maîtrise mal la situation intérieure, mène une politique extérieure timorée (accords de Munich avec Hitler en septembre 1938); quand l’Allemagne envahit la Pologne (1er septembre 1939), la France lui déclare la guerre (3 septembre).

La défaite française de juin 1940 amène l’écroulement de la IIIe République et son remplacement par l’État français, que préside le maréchal Pétain à Vichy. Le nouveau régime, qui prétend réaliser la révolution nationale, à caractère rétrograde, se disqualifie par sa collaboration avec l’occupant. Balayé en 1944, il cède la place au Gouvernement provisoire de la République française du général de Gaulle, qui avait restauré la république à Alger le 3 juin 1944, trois jours avant le débarquement allié en Normandie.

La IVe République (1946-1958), au régime d’Assemblée, a à son actif la reconstruction du pays, l’essor économique, la réconciliation franco-allemande (et donc la «construction de l’Europe»). Mais l’instabilité ministérielle est chronique et le pouvoir se révèle incapable de mener à bien la décolonisation, d’abord en Indochine (1946-1954), en Algérie ensuite. Le retour du général de Gaulle au pouvoir (qu’il avait quitté le 20 janvier 1946) à la suite de l’émeute d’Alger (13 mai 1958) aboutit à la mise en place de la Ve République (octobre 1958), de type à la fois parlementaire et présidentiel. De Gaulle met fin à la guerre d’Algérie (1954-1962), assure la décolonisation, prône l’indépendance nationale; la croissance Économique est considérable.

Toutefois, l’inégale répartition des richesses et surtout de nouvelles aspirations morales donnent à la «contestation» étudiante de mai 1968 une ampleur nationale (10 millions de grévistes) qui affaiblit l’autorité du chef de l’État. Mis en échec au référendum de 1969 (sur la régionalisation et la réforme du Sénat), de Gaulle démissionne. Georges Pompidou lui succède.

À la mort de ce dernier (1974), Valéry Giscard d’Estaing est élu président. Premier président non gaulliste de la Ve République, il se heurte à la crise économique et monétaire (surtout sensible à partir de 1973) et aux problèmes nés de la division politique de la France en deux blocs d’égale importance. Ayant brigué un nouveau mandat en 1981, il est battu par François Mitterrand. L’élection de ce dernier à la présidence de la République, puis celle d’une majorité de députés socialistes à l’Assemblée nationale entraînent un changement de cap, marqué par l’entrée de ministres communistes dans le gouvernement Mauroy (1981-1984) et par de nombreuses réformes.

Mais, dès 1982, une politique de «rigueur» monétaire et Économique est adoptée. En 1984, Laurent Fabius remplace Pierre Mauroy à la tête du gouvernement. L’élection d’une majorité de droite à l’Assemblée nationale, en mars 1986, amène François Mitterrand à désigner Jacques Chirac comme Premier ministre, inaugurant une nouvelle phase, dite de «cohabitation», où la droite peut appliquer son programme libéral. La réélection de François Mitterrand à la présidence de la République face à Jacques Chirac (1988) rétablit les socialistes au pouvoir : les gouvernements de Michel Rocard (1988-1991), Édith Cresson (1991-1992) et Pierre Bérégovoy (1992-1993) consolident le franc, maîtrisent l’inflation, mais ne peuvent réduire le chômage.

Sur le plan extérieur, la France participe à la guerre du Golfe (1991) et approuve par référendum le traité de Maastricht (1992). La victoire de l’opposition aux élections législatives de mars 1993 provoque la deuxième cohabitation et la nomination d’Édouard Balladur comme Premier ministre (1993-1995), qui poursuit une politique de redressement économique (privatisations, défense du franc). En mai 1995, Jacques Chirac est élu président de la République. Il nomme Alain Juppé Premier ministre. Le 21 avril 1997, Jacques Chirac annonce la dissolution de l’Assemblée nationale et l’organisation (dès la fin du mois de mai) d’élections législatives anticipées, afin de permettre au gouvernement de prendre les décisions nécessaires, pour assurer l’entrée de la France, dans l’Union monétaire européenne (printemps 1998). Contre toute attente, la gauche remporte les élections avec 319 sièges contre 257 pour la droite et la nomination de Lionel Jospin à la tête du gouvernement (le 2 juin) marque le début d’une nouvelle période de cohabitation.

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