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Tunisie – Histoire

De nombreuses traces d’industrie humaine datant du paléolithique inférieur témoignent de l’ancienneté du peuplement en Tunisie. À une civilisation littorale dite ibéromaurusienne et à une autre, capsienne – de Capsa, nom antique de l’actuelle Gafsa –, succéda le néolithique jusqu’au IIe millénaire. Des Phéniciens à l’indépendance, en 1956, l’histoire de la Tunisie est marquée par une étonnante suite d’invasions et d’influences diverses.

L’Antiquité

La Tunisie entre dans l’histoire avec l’expansion des Phéniciens, tout particulièrement avec la fondation de Carthage par les Tyriens (IXe siècle av. J.-C.). Contrôlant rapidement le Nord-Est du pays, cette colonie s’affirme comme une puissance maritime et commerciale capable de concurrencer Rome.

Rivales pour la maîtrise de la Méditerranée occidentale, les deux puissances entrent en conflit (les guerres puniques). En 146 av. J.-C., au terme d’une troisième guerre, Rome écrase définitivement Carthage, et s’installe sur ses dépouilles. Partie intégrante de la République puis de l’Empire, la Tunisie antique est le siège d’une brillante civilisation romano-africaine.

En 429 apr. J.-C., menés par Geiséric, les Vandales franchissent le détroit de Gibraltar ; dix ans plus tard, ils se rendent maîtres de Carthage, où ils s’installent pour près d’un siècle. En 533, les Byzantins, héritiers de Rome, récupèrent le pays. A cause de leurs incessantes querelles, mais aussi de leurs arguties religieuses, ils finissent par irriter les Africains, restés fidèles à l’orthodoxie et à Rome.

En 647, la première vague arabe emporte Sufetula (Sbeïtla), capitale du patrice Grégoire; d’autres expéditions suivent et Carthage est détruite en 698. Depuis 670, la Tunisie, devenue l’Ifriqiya, dispose d’une capitale arabe: Kairouan.

L’arabisation

Après avoir résisté, les Berbères se convertissent à la religion de leurs nouveaux conquérants. Toutefois, ceux qui refusent l’assimilation rejettent la religion dominante et adhèrent au kharidjisme. Province omeyyade jusqu’en 750, abbasside jusqu’en 800, aghlabide jusqu’en 909, l’Ifriqiya tombe ensuite entre les mains des chiites fatimides (909-973). Lorsque ces derniers partent pour l’Égypte, la Tunisie échoit au Berbère Bulukkin (ou Bologgin) ibn Ziri.

Au milieu du XIe siècle, lorsque les Zirides rompent avec le chiisme, les Fatimides, pour se venger, lâchent sur le pays les nomades Banu Hilal. Fragilisée, l’Ifriqiya sombre alors dans un long désordre, pour ne retrouver stabilité et prospérité que sous les Hafsides.

Des Ottomans aux Français

À la fin du XVIe siècle, les Ottomans, qui portent le plus grand intérêt à la Méditerranée occidentale, font de la Tunisie une de leurs provinces. Après quelques années d’une administration turque, le pays est gouverné par un dey (1590), puis par une dynastie beylicale fondée par Murad Ier (1612-1631). Sous les Muradides, puis lors des premières décennies de règne de leurs successeurs husseinites (1705-1957), la Tunisie connaît un incontestable essor économique.

Mais, au XVIIIe siècle, le détournement vers l’Atlantique d’une grande partie du trafic commercial ainsi que la mauvaise gestion beylicale entraînent l’asphyxie financière d’une régence convoitée par les Européens. En 1881, prétextant une incursion khroumire en Algérie, Jules Ferry décide d’une expédition punitive qui débouche sur le traité du Bardo (12 mai 1881).

La Tunisie au XXe siècle

En 1883, après avoir maté un soulèvement de tribus, les Français confient l’organisation de la conquête au résident Paul Cambon. Ses successeurs continuent son oeuvre de «francisation» de la Tunisie. Exclus de la gestion des affaires de leur pays, les Tunisiens commencent à réclamer leur indépendance. En 1911, une émeute déclenchée à Tunis au moment de la guerre italo-turque donne le point de départ d’un mouvement d’opposition organisé.

Après la Première Guerre mondiale, la quête de libération, animée d’abord par les destouriens, ensuite par les néodestouriens, gagne en détermination. La Seconde Guerre mondiale interrompt à peine l’action des nationalistes; dès la fin des années 1940, le mouvement prend de l’ampleur. En 1950, Habib Bourguiba présente un programme invitant la France à lâcher prise.

Face aux atermoiements de Paris, il se résout cependant à la confrontation et encourage la résistance armée. En 1954, avec l’arrivée de Pierre Mendès France à la présidence du Conseil, la France consent à négocier avec les nationalistes. Le 20 mars 1956, un protocole abolit le traité du Bardo et reconnaît l’indépendance de la Régence. Un an plus tard, celle-ci devenant République, Habib Bourguiba succède à Lamine bey.

Aussitôt élu, et après s’être débarrassé de son rival Salah ben Youssef, Bourguiba met sur pied un régime qui se veut à la fois moderniste (laïcisation de l’enseignement, promulgation du Code du statut personnel…), libéral (reconnaissance des libertés fondamentales) et socialiste (réforme agraire, développement planifié).

Néanmoins, passé les premiers temps de l’indépendance, sa politique suscite la montée des mécontentements. De multiples crises viennent secouer le régime (1970-1971, 1978, 1984). La plus aiguë débouche sur la destitution de Bourguiba par son Premier ministre Zine el-Abidine Ben Ali le 7 novembre 1987. Celui-ci se maintient ensuite au pouvoir en établissant un pouvoir présidentiel fort et en organisant la lutte contre l’intégrisme. Reconduit pour cinq ans en 1994, il a renforçé son emprise sur l’État et répondu à la montée islamiste par une énergique répression.

.16 oct. 2013 ... Fièrement.. mon histoire 🙂 Fièrement ingénieur comme mes grand grand graaaand parents 😉 For english subtitles ....Histoire[modifier | modifier le code]. Article détaillé : Histoire de la Tunisie. Au travers des siècles, le territoire de l'actuelle Tunisie a ....La Tunisie , ou pays de Tunis, qui se dessinera comme tel à l'époque de la domination ottomane , répond à l'ancien territoire de Carthage . La grande cité ...

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