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Viêt-nam – Histoire

Le Viêt-nam a forgé son unité nationale au terme d’une longue histoire jalonnée de conflits dynastiques et de guerres, dont les dernières qui se sont étendues sur une période de trente ans (1945-1975) ont été particulièrement dures.

Mille ans de domination chinoise

Dès 111av.J.-C., le royaume du Nam Viêt, au Tonkin, est intégré à l’empire des Han. Cette domination, bien qu’elle ait apporté au royaume les bienfaits d’une civilisation plus avancée, et lui ait permis de s’affirmer ultérieurement, fut ponctuée de cruels abus, qui furent à l’origine de nombreuses révoltes; ainsi, au Xe siècle, les Vietnamiens, profitant de la chute de la dynastie des Tang, se libérèrent du joug chinois.

La poussée vers le sud

L’indépendance consolidée, les premières grandes dynasties des Ly, des Trân et des Lê (du XIeau XVIesiècle) ont jeté les bases de la puissance vietnamienne au terme d’importantes réformes: renforcement de l’autorité royale, amélioration de l’organisation administrative du pays, création enfin d’une puissante armée nationale, qui va devenir le fer de lance de la conquête du Sud.

Dès le XIe siècle, les provinces de Quang Binh et de Quang Tri sont annexées. Après un temps d’arrêt, dû à la poussée mongole aux frontières septentrionales (XIIIesiècle), cette marche vers le sud reprend et se termine, à la fin du XVesiècle, par la destruction du royaume du Champa et la colonisation militaire (dôn diên) des plaines de l’Annam, de Quang Tri au cap Varella.

Au XVIesiècle, la chute de la dynastie des Lê entraîne le partage durable du pays entre deux dynasties: celle des Trinh et des Lê au nord, celle des Nguyên au sud, qui prend pour capitale Huê. C’est sous l’impulsion de cette dernière dynastie que l’expansion vers le sud s’est poursuivie, mais au détriment de l’Empire khmer, tombé en décadence. À la fin du XVIIIesiècle, la colonisation vietnamienne aborde les provinces du Transbassac, au moment même où le Cambodge passe progressivement sous le double protectorat des Thaïs, à l’ouest, et des Vietnamiens, à l’est.

La conquête française (1858-1896)

Le début du XIXesiècle marque, avec le couronnement de Nguyên Anh, l’apogée de la puissance vietnamienne, mais les menaces extérieures ne tardent pas à se préciser avec l’intervention des Britanniques en Chine (1842). Craignant une attaque semblable, le roi Tu Duc (1847-1883) décide de fermer le Viêt-nam aux influences occidentales et autorise la persécution des missions catholiques, suspectées d’être des agences de renseignement au service de l’étranger.

En réaction, l’amiral Rigault de Genouilly, qui commande l’escadre franco-espagnole faisant route vers la Chine, bombarde et enlève Tourane en 1858. L’année suivante, Saigon est prise, puis, en 1864, la Cochinchine est transformée en colonie. Au nord, la recherche d’un accès à la Chine entraîne deux expéditions successives. En 1883, Huê est ainsi occupée; un traité de protectorat est ensuite signé, et le pays est bientôt divisé en trois parties: le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine. Enfin, en 1887, la création de l’Union indochinoise jette les bases de la domination française sur l’Indochine (1887).

Montée du nationalisme et création du PCI (1896-1941)

Au cours de la première période du protectorat, de la fin du XIXesiècle au début du XXesiècle, la résistance à la domination française, principalement le fait des lettrés, est incarnée par deux hommes: le premier, Phan Boi Chan, réfugié au Japon avec un jeune prétendant au trône, revendique l’indépendance du pays au prix, si besoin est, d’une intervention armée étrangère; le second, Phan Chan Trinh, plus modéré, appelle la France à respecter plus strictement un régime de protectorat sans plus intervenir dans les affaires courantes du pays.

Cette tendance réformiste cède le pas, à partir des années 1920, à des mouvements plus révolutionnaires: le parti national vietnamien et le Parti communiste indochinois (PCI), fondé à Hongkong en 1930 par Nguyên Ai Quôc, le futur Hô Chi Minh, qui fut membre du Parti communiste français (1921), puis du Komintern (1923).

Mettant à profit la grave crise économique des années 1929-1930, qui touche notamment l’agriculture de plantation, le parti communiste suscite de nombreuses manifestations et grèves; celles-ci sont sévèrement réprimées, et les principaux meneurs, parmi lesquels se trouve Nguyên Ai Quôc, sont arrêtés. Toutefois, le gouvernement français, face à l’évolution de la société vietnamienne, est contraint de lâcher du lest; il fait accéder au trône, en 1932, le jeune empereur Bao Dai, formé en France et de réputation réformiste.

Les mesures engagées ne tardent pas à décevoir, sans pour autant remettre en cause la présence coloniale. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, le pays possède 14000km de routes asphaltées, 2290km de voies ferrées permettant de rallier aisément Hanoi à Saigon, des ports modernes, une agriculture de plantation de premier plan (hévéas, théiers) et une industrie qui se diversifie.

Le pays compte 900 écoles, fréquentées par plus d’un demi-million de jeunes Vietnamiens, et 500 hôpitaux et dispensaires. Ce développement d’ensemble se traduit aussi par la montée de nouvelles élites nationales, impatientes d’accéder au pouvoir politique.

La Seconde Guerre mondiale et la guerre d’Indochine

À partir de 1941, la France, occupée, ne peut se maintenir en Indochine, face au Japon, qu’au prix d’importantes concessions économiques et militaires, parmi lesquelles le droit d’utiliser de nombreuses bases navales et aériennes dans le pays. Après leur défaite dans le Pacifique, les Japonais prennent le contrôle militaire de l’Indochine et désarment les troupes françaises par crainte d’être pris à revers (mai 1945).

Quelques mois plus tard, les forces Viêt-minh (front pour l’indépendance du Viêt-nam, créé par les communistes en 1941), profitant de la capitulation japonaise, passent à l’offensive et occupent Hanoi, où Hô Chi Minh proclame l’indépendance du Viêt-nam (2 septembre 1945). La France, légitimée dans ses droits souverains sur l’Indochine par les Alliés, reprend immédiatement pied au sud, et décide de négocier avec le régime de Hanoi (fin 1945). La conférence qui se tient à Fontainebleau, au cours de l’été 1946, échoue. Cet échec entraîne du même coup la réoccupation militaire du Tonkin par l’armée française.
À partir de 1949, la victoire de Mao Zedong et l’avènement de la République de Chine populaire changent profondément les données politiques. Soutenues militairement, les forces Viêt-minh passent à l’offensive. Après le désastre de Diên Biên Phu, le sort de la guerre est jeté. Pilonnées sans répit par l’artillerie lourde du général Giap, les forces françaises capitulent après une longue résistance (7mai 1954).

Signés à l’issue d’une conférence internationale, les accords de Genève mettent fin à la domination française et décident la partition provisoire du pays de part et d’autre du 17e parallèle (des élections étaient prévues, préalablement à une unification projetée en 1956), qui évoluera vite vers une séparation durable entre la République démocratique du Viêt-nam du Nord (RDVN) et la République du Viêt-nam.

La guerre américaine (1954-1975)

Le cessez-le-feu institué dure peu. Au cours des mois suivants, les opérations militaires reprennent entre l’armée régulière du Viêt-nam du Sud et les partisans communistes, ou Viêt-congs, soutenus en sous-main par le Nord.

Pour faire face à leurs attaques, le Premier ministre, Ngô Dinh Diêm, fait appel, à partir de 1960, à l’aide militaire des États-Unis, qui envoient d’abord des conseillers spéciaux puis des troupes. En 1968, le corps expéditionnaire américain comprend près d’un demi-million d’hommes, qui peuvent compter sur leurs bases arrière thaïlandaises et philippines.

Par ailleurs, la rupture sino-soviétique, en 1960, affaiblit la position d’un Viêt-nam du Nord, qui refuse de s’aligner sur Moscou ou Pékin mais continue à réclamer l’aide de ces deux capitales. Le conflit vietnamien, en se régionalisant (il est porté au Cambodge, en 1970, par les Américains et les Sud-Vietnamiens), devient ainsi l’un des théâtres majeurs de la guerre froide.

En dépit de sa puissance de feu et d’intenses bombardements sur le Nord, la guerre s’enlise et provoque une hostilité croissante de l’opinion publique internationale (y compris aux États-Unis) à la présence de l’armée américaine au Viêt-nam. L’offensive viêt-cong du Têt, qui faillit emporter Saigon fin janvier 1968, décide les Américains à engager des négociations directement avec Hanoi; ces dernières, longtemps tenues secrètes, aboutissent aux accords de Paris, en janvier 1973, au terme desquels les Américains s’engagent à évacuer militairement le Viêt-nam.

Un cessez-le-feu est proclamé, et deux autorités sont reconnues au Viêt-nam du Sud: le gouvernement de Saigon et le gouvernement révolutionnaire provisoire (GRP), le Viêt-cong, chacun contrôlant ses propres zones. En fait, la guerre reprend presque aussitôt entre les deux parties. Pour peu de temps cependant, car l’armée nord-vietnamienne franchit le 17e parallèle et, après avoir bousculé les forces sudistes, entre dans Saigon le 30avril 1975. La ville est immédiatement rebaptisée Hô Chi Minh-Ville.

L’échec cambodgien et l’ouverture économique

Hô Chi Minh-Ville placée sous contrôle militaire, le gouvernement vietnamien procède à une vaste épuration politique et engage le Sud dans la voie du socialisme: nationalisation des entreprises privées et du secteur bancaire, contrôle du commerce, collectivisation des terres…

Cette politique idéologique, jointe à la crainte pour beaucoup d’un exil vers les nouvelles zones économiques, rurales, entraîne l’exode souvent tragique, surtout à partir de 1978, de plusieurs centaines de milliers de personnes (les boat people).
Sur le plan extérieur, la victoire de 1975 pousse Hanoi à étendre son influence politique sur les pays de l’ex-Indochine française. Prenant le prétexte d’incidents frontaliers, l’armée vietnamienne envahit brutalement le Cambodge, en proie au génocide perpétré par le gouvernement des Khmers rouges, en janvier 1979, et impose à Phnom Penh un gouvernement de son choix.

Mais l’aventure tourne court en raison de la vigoureuse résistance armée khmer, soutenue par la Thaïlande et la Chine, et du désaveu de la communauté internationale à l’établissement de ce protectorat de fait sur le Cambodge.

La situation intérieure empirant, Hanoi retire peu à peu ses forces du Cambodge à partir de 1984. Par ailleurs, l’éclatement de l’URSS rend le soutien russe de plus en plus faible; en 1991, les Soviétiques se désengagent du Viêt-nam. À partir de 1992, le Viêt-nam entreprend de renouer des contacts avec la France et les États-Unis (qui lèvent leur embargo commercial le 3 février 1994), et le pays s’ouvre à nouveau au tourisme.

.Le Viêt-nam fait partie de la péninsule qu'on appelle indochinoise parce qu'elle est située à la jonction de la Chine et de l'Inde. De l'Indochine, le pays présente ....Histoire du Vietnam. L'histoire du Vietnam se divise en 4 périodes principales: Fondation de l'Etat (plus de 200 av. - 111 av. JC). Féodaux chinois et résistances  ....Le nom de Viêt est, lui-même, d'origine chinoise. Il dérive du mot Yue, qui signifie Etranger. Le nom de Viêt-nam (ou plutôt, à l'origine, de Nam-viêt) donné à ...

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